Jésus affirme :

Jean 8 : 36 : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. »

Quelle est cette liberté dont Il parle et qu’Il veut nous offrir ?

En plongeant dans les Ecritures, nous allons approfondir le sens que Jésus donne à cette liberté.

Partons du sens commun sur la liberté : un slogan pourrait le résumer : « moi, je fais ce que je veux ! » ou encore : « ni dieu ni maître » : c’est la licence prônée par les anarchistes, c’est l’indépendance (‘’ je n’ai besoin de personne ‘’) différente de l’autonomie (on est libre de demander de l’aide). Les personnes adeptes de cette liberté affirment également : s’il y a un Dieu nous ne sommes pas libres.

Est-ce le cas ?

Voici une anecdote où Jésus, qui est Dieu, nous montre que non : nous avons le libre-arbitre :

Jean 6 : 66 – 67 : « Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allèrent plus avec lui. Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? ».

Dieu ne force personne : Il ne veut pas des robots (certains chrétiens mal enseignés croient que le summum est de devenir – je cite – une ‘’ marionnette ‘’ de Dieu).

Satan, lui, veut dominer… alors que Dieu veut partager…

Notons encore ce point si important que tous les responsables chrétiens devraient toujours avoir en tête (et dans le cœur) :

1 Pierre 5 : 2 – 3 : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu ; non pour un gain sordide, mais avec dévouement ; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau ».

Héb. 13 : 17a : « Obéissez (3982 peitho (pi’-tho) πειθω) à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes dont ils devront rendre compte » : ici obéissez est « peitho » et non : 5219 hupakouo (hoop-ak-oo’-o)       υπακουω comme par exemple dans Rom 6 : 12. « peitho » veut dire : céder à la persuasion. D’où ‘’ laissez-vous convaincre par ceux qui sont plus matures dans le Christ que vous ‘’. Ce n’est pas une exhortation à leur obéir sans réfléchir. Ceux qui s’occupent de la surveillance spirituelle n’exigent pas la soumission.

Nous ne sommes pas terminés :

Pour saisir alors le concept de la liberté que Dieu nous donne – ou du libre-arbitre – il nous faut revenir au début de la création :

Genèse 1 : 26 : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »

Le «  faisons » a plusieurs implications : d’abord un pluriel (indique la Trinité dés le premier livre de la Première Alliance), ensuite : la durée, le temps. Car avant cela Il dit : « qu’il y ait » et instantanément cela existe : ceci est confirmé dans :

Psaumes 33 : 9 : « Car il dit, et la chose arrive ; Il ordonne, et elle existe. »

Mais pour l’homme c’est différent : nous sommes dans un processus de Création, donc imparfaits tant que nous ne sommes pas ‘’ terminés ‘’, ‘’ achevés ‘’ jusqu’à la mort ou à l’Enlèvement…

Comment être libre dans Ce processus ?

La réponse est directe : en acceptant Sa Pédagogie !

Pour saisir cela partons de trois exemples :

1 Le lien entre enfant et parent, 2 entre employé et patron et 3 entre élève et enseignant :

Dans ces trois situations peut-être que la plus belle phrase que la personne en responsabilité peut entendre est celle-ci :

« J’ai confiance en toi… je ne comprends pas complètement ce que tu me demandes, mais je vais t’obéir ».

Imaginons l’enfant dire cela à son père : ‘’ papa je ne comprends pas que tu me demandes cela, mais j’ai confiance en toi. Je vais faire ce que tu me demandes ‘’.

Imaginons l’employé dire à son patron : ‘’ patron j’ai confiance en vous, je ne sais pas pourquoi vous me demandez de faire cela, mais je le ferai ‘’.

Imaginons l’élève dire à son professeur : ‘’ monsieur j’ai confiance en vous, je crois que ce que vous me demandez est important pour ma formation et je le ferai ‘’.

Puis nous, face à notre Créateur, Sauveur, Seigneur, Roi, Père, Epoux, au milieu de nos circonstances dont Il est Le Maître Absolu…

C’est LA différence entre la soumission volontaire– fruit de notre libre-arbitre –  et l’obéissance sous la contrainte ou la peur.

Dans Sa Pédagogie Parfaite, Dieu nous donne des commandements dès le début :

Genèse 2 : 17 : « mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »

Suite à quoi Eve n’a pas été forcée d’obéir… par contre les conséquences de sa désobéissance ont été dramatiques et le sont toujours…

Aussi : la tournure négative des interdictions dans les 10 Commandements doivent être précédées par : ‘’ Si tu choisis la Vie, alors tu ne devras pas… ‘’

Ajoutons Deut. 30 : 19 : « J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre, j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité…» :

L’homme est placé devant un choix libre et c’est cela qui en fait une personne – et non un robot – ; c’est cela qui en fait un être responsable devant Dieu. On s’imagine souvent que la Bible est pleine de ‘’ tu dois ‘’, d’obligations imposées d’autorité, qui feraient de l’homme un mineur. Mais ce n’est pas du tout le cas. La perspective biblique fait toujours appel à la libre décision de l’homme, à son adhésion intérieure qui le rend majeur : les  ‘’ tu dois ‘’ de la Bible sont précédés d’un grand ‘’ si ‘’ sous-entendu ‘’ si tu choisis la Vie alors tu dois… ‘’. Mais cela n’atténue pas les exigences de la Bible, elles sont absolues : « soyez parfaits comme votre Père est parfait » Matt. 5 : 48.

Alors de quoi Jésus veut-Il nous libérer ?

Considérons Son Affirmation :

Jean 8 : 34 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. ».

Le péché, c’est manquer le but, accomplir un acte qui n’a pas sa source dans l’amour. Le péché a toujours des conséquences destructrices : il empêche la vie, il blesse les hommes, il détruit les relations. Comme Dieu hait le péché, celui-ci est en fin de compte toujours dirigé contre Sa Personne. Jésus a payé pour nous à la Croix pour nous en délivrer.

Voilà donc la liberté que Jésus nous offre : délivré de tout mal, extérieur et intérieur. Intérieur d’abord : ne plus mal-penser, ne plus penser le mal… extérieur ensuite : ne plus malfaire, ne plus faire le mal… être pour faire et non plus faire pour être… Puis la Liberté complète : une fois que notre formation est achevée.

Le passage suivant nous permet d’approfondir :

Galates 4 : 1 : « Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout »

Tant que nous sommes dans ce corps, nous sommes en formation et donc sous la Pédagogie de Dieu : Il est le Maître de toutes nos circonstances et à travers les décisions que nous prenons nous avançons ou non…

Si nous n’obéissons pas nous n’avançons pas : Derek Prince dira : ‘’ c’est pour cela qu’il y a des bébés spirituels aux cheveux gris ‘’. Aussi ce professeur qui répond à une personne qui dit avoir été son élève : ‘’ non, vous avez seulement assisté à mes cours ‘’.

A nouveau Jésus est notre Exemple Suprême :

Deux passages nous le montrent :

Jean 4 : 34 : « Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. »

Héb. 10 : 5 – 7 : « C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté. »

En conclusion :

Autant la ‘’ licence ‘’ est égocentrée, autant la ‘’ liberté ’’ offerte par Christ est exo-centrée.

Elle nous rend capables d’aimer même nos ennemis et de demander que le Père leur pardonne :

Jésus, du haut de la Croix s’écrie :

 « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font…» Luc 23 : 34.

Etienne pendant qu’il est lapidé :

« …s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s’endormit » Actes 7 : 60.


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